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Ouvrir un second blog

Le 28 octobre 2014, 10:54 dans Humeurs 1

En juillet dernier, j'ai ouvert ce petit blog alors que, pourtant, j'ai un autre blog, spécialisé dans un domaine qui me passionne. C'est un blog qui "marche" bien, que j'alimente avec plaisir, dés que je le peux, dés que je trouve le temps et l'inspiration. Il est basé sur le plaisir d'échanger sur un sujet qui me tient à coeur, mais il commence à grandir, avec les contraintes que vous pouvez imaginer (partenariats, demandes d'aide, produits à chroniquer, etc) -mais ceci est un autre sujet- C'est un petit bonheur tout simple, que j'ai révelé -avec fierté, je l'avoue- à ma famille proche et à mes amies. Je ne sais pas à quelle fréquence mon entourage le lit, certains commentent régulièrement, d'autres mettent des likes sur facebook sous chaque article que je poste, d'autres le lisent en silence, sans vraiment me le dire.

Ce que je sais, c'est qu'en le révélant, je me suis un peu privée de liberté. La liberté d'écrire ce que je veux, ce que je pense. J'ai perdu mon anonymat et je me suis enfermée dans le rôle de la fille qui ne parle que de ce qui va bien. Certes ma vie est plutôt chouette, je suis plutôt heureuse mais il y a ces "plutôt". Qui parlent d'eux-même et veulent bien dire qu'il y a des choses qui ne sont pas toujours roses. Je suis optimiste mais pas aveugle, alors je sais que ces "plutôt" existent bel et bien.

Comme vous pouvez le voir dans mes articles précédents, ce petit blog Hannah Pinkman, ce nom que je trouve chouette, cette jolie photo d'une jolie actrice dont j'aime à penser que je lui ressemble un peu -de loin, de nuit, dans le brouillard-, c'est un peu mon côté sombre. C'est ce qui se passe en moi, parfois, pas tous les jours heureusement. C'est tout ce que je ne peux pas inscrire, de façon indélébile, sur mon autre blog, celui qui balance des paillettes et des poils de chats en arc en ciel dans les yeux de mes lectrices.

Alors Hannah Pinkman, c'est moi également. C'est la matérialisation, sur la toile, de ce besoin pressant d'écrire pour expulser les mauvaises ondes et les mauvaises pensées de ma tête. C'est mettre des mots sur ce qui ne va pas. Pour m'aider à analyser et digérer les choses négatives de ma vie (les mots ont un pouvoir de guérison chez moi, pas vous?), avoir un peu de soutien au travers de quelques "j'aime" et quelques commentaires.

Voilà pourquoi j'avais besoin d'ouvrir un second blog. Et si j'ai un conseil à vous donner, si vous n'avez pas encore ouvert de blog et que vous y pensez, si vous songez à révéler l'existence de votre blog à votre entourage, réfléchissez bien à cette liberté d'écrire que vous vous ôterez. Parce que sinon, peut-être un jour, vous ferez comme moi, vous ouvrirez un second blog pour y être totalement libre...

 

source photos : we heart it

Ce réverbère devant la maison

Le 11 août 2014, 09:03 dans Humeurs 2

Désormais, il fait nuit un peu plus tôt. A 22h, la nuit est presque bien noire, le vent fait bouger les arbres, dehors. Douce danse, parfois inquiétante, d'un ballet d'ombres chinoises qui virevoltent et s'envolent au gré du vent. Par la fenêtre de ma cuisine, le réverbère devant la maison renvoie sa lumière jaune, presque orange, sur la carrosserie de la voiture. La nuit est presque noire, et le vent souffle. C'est normal, en bord de mer, comme par ici.

 

Quand j'étais plus petite, dans cette agréable et douce enfance dont j'ai eu la chance de profiter, j'allais rendre visite à mes grands-parents. Je dormais dans leur chambre, sur un petit lit d'appoint qui se dépliait. C'était un sommier à ressorts à priori inconfortable, mais pourtant qu'est-ce que j'y dormais bien! Bercée par la respiration un peu forte de mon papy, par le chat qui venait ronronner sur mon ventre, parfois gênée par des crises d'allergies qui se déclaraient régulièrement dans cette maison un peu trop vieille. Et par la fenêtre, les persiennes claquaient un peu. Et entre chaque battement, j'entrevoyais la lumière orangée des réverbères en bas, dans la rue. Et le vent qui soufflait toujours très fort. C'est normal, en bord de mer. Et le ballet d'ombres chinoises, parfois inquiétant, mais qui devenait familier et réconfortant avec le temps. Les arbres qui plient fort et manquent de s'envoler. Et le vent qui s'emballe, la pluie qui menace, et les réverbères qui penchent un peu, et leur lumière qui s'affaiblit quelques instants.

Et pourtant, qu'est-ce que je dormais bien, dans mon petit lit d'appoint. Au chaud sous la couette, entourée par ceux qui m'aiment. Et le vent qui claque fort au dehors. Comme pour me faire comprendre à quel point je suis bien, dedans.

 

 

Et aujourd'hui, quand je regarde par la fenêtre de ma cuisine, maintenant que j'ai presque trente ans, je suis toujours la même, je suis toujours cette petite fille qui dormait dans la chambre de ses grands-parents. Et je regarde avec bienveillance ce réverbère à la lumière un peu orangée qui fait danser ses reflets au gré du vent. Parce que il y a de très beaux moments de mon enfance dans ce réverbère.

Et je souhaite les porter à jamais dans mon coeur.

 

source image : We heart it

Mes animaux me veulent du bien

Le 10 août 2014, 22:58 dans Humeurs 0

Parce que la vie n'est pas toujours rose, parfois en demie-teinte, parfois les larmes au bord du coeur, parfois la fatigue qui joue avec mes nerfs, et moi qui fait toujours en sorte d'aller bien - ça demande beaucoup d'efforts parfois... Parce que tout ça... heureusement, j'ai mes animaux, qui ne demandent qu'à me faire du bien.

 

En tête du top du bonheur: câliner mon petit chien en lui disant des mots d'amour. On met la couette sur le canapé (il adore ça!) et il se roule dedans en souriant. Je le gratouille sur le ventre ou à l'intérieur des cuisses, il s'immobilise de bonheur et on se regarde fort-fort-fort. Cet amour, là, il est presque palpable tant il est fort, il fait un bien fou! Il est si innocent ce petit chien, il déborde d'amour et de joie de vivre. Chaque jour, je lui en pique ma ration, il en a à l'infini de toute façon.

Et le matin, en me levant, j'ouvre la porte à Colin mon petit chat aux poils longs. Il ne pense qu'à filer dehors, il ne vit que pour ça. Chaque matin, en ce moment, il rapporte un petit mulot presque décédé sur le paillasson. ça me fait toujours mal au coeur, mais que veux-tu, il paraît que c'est la nature. Il le mange (si si, je t'assure) et après seulement (car bien entendu, un mulot, c'est interdit de le manger dans la maison) il a droit de rentrer dans la maison, et il miaule fort, comme un hurlement de petit bébé qui réclame. Et ça, ça veut dire qu'il faut que je le caresse, car ça urge, ça urge !

Parfois, juste je le regarde, et il en ronronne d'avance.

Il adore aussi se faire prendre en photo. Il en ronronne de bonheur. ça finit toujours en bataille de caresses de toute façon et il le sait bien ;-)

 

Les animaux, c'est beaucoup de bonheur. ça met des jolis moments, parfois drôles, parfois mignons dans ma vie bien rôdée. Ils mettent de la douceur, du bonheur, de la joie de vivre.

Et hier, on s'est demandé si on n'allait pas adopter un second petit chien. Parce que tu crois que si on multiplie les animaux, ça multiplie aussi le bonheur ? Moi, je crois bien que oui! En tout cas, ça vaut le coup d'essayer, non?

 

source photos : we heart it

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